30 M: ¿La Carta Democrática por compasión social?

Ana Cristina Bracho

Hace aproximadamente seis años que concluí mi tesis, en ella, tras examinar meticulosamente las decisiones, resoluciones, declaraciones y pactos de la OEA no tuve más que concluir que los derechos sociales nunca le han importado mucho a la organización interamericana. La verdad, por ser justos, es que no tiene tampoco mucho como hacer alarde de que le importe visto su esqueleto normativo. Más allá de la bonita Declaración del 48, nunca desarrolló coercitivamente el tema social. Excusas de que con ellos se favorecía o se promovía el comunismo; que la dictadura era el mal a perseguir… motivos, justificaciones existieron varios. Una coartada repetida y  disfrazada de apolítica, es aquella que indica que para tener derechos sociales hay que tener condiciones económicas favorables y esto, no depende del todo de las decisiones del buen gobierno. Así pues que la pobreza, el hambre o la explotación no tan sólo no han sido problemas reales para la OEA sino que lo han sido cada vez menos. Por ello, su regulación ha sido restrictiva y su jurisprudencia, salvo por algunas excepciones, inexistente.

Todo iba así, hasta el 30 de mayo de 2016 cuando de nuevo Venezuela es la causa de una innovación en las maneras de trabajar de este sistema, que recordemos siempre juega banca frente a la soberanía del Estado y sólo puede activarse a petición de ellos y excepcionalmente de los particulares, puesto que ese día el Secretario General invocó la Carta Democrática Interamericana intentando derivar de la “democracia representativa” un derecho real al bienestar material.

¡Vaya innovación! ¡Qué laudos se ganarán este año en las Crónicas francesas! ¿Es realmente pensable que la crisis de los precios sea la causa de una intervención? ¿Qué pensarían los parados, los desahuciados, los simplemente hambrientos? El derecho y menos aún el comitas gentium se juega así. Para actuar en este campo, primero tiene que haber derecho y en la comunidad de las naciones, para que este exista debe haber acuerdo y sumisión voluntaria.

Lo que no se juega así y nunca se ha jugado, es el imperialismo. A él le importan poco los principios de igualdad y condicionamientos que pongan los Estados a las botas que les aplastan. Es un simple juego de fuerza y conveniencia como el ejercicio de hoy. La pregunta de esta segunda parte no es entonces qué pasa jurídicamente sino para qué se juega esta Carta.

El sistema internacional de Derechos Humanos es supletorio; no entra sino después cuando el Estado ya no pudo o ya no hizo, supuesto que en Venezuela no se está observando; los derechos sociales rara vez llegan allí, y, la democracia representativa que defiende no conoce los referendos.

La realidad a lo interno, en principio no cambia, Venezuela no deja de ser Estado o modifica de Constitución ni vota un nuevo Presidente si la sancionan o suspenden en la OEA. El efecto, se busca afuera. Acordaremos todos, que si hoy alguien aparece diciéndonos que va a bombardear Uruguay, que lanzará los tanques, les cerrará la venta de alimentos, les cortará el acceso al mar, ningún venezolano promedio, de derecha o de izquierda, lo aceptaría.

No lo aceptaríamos porque en nuestro imaginario el Uruguay es un país hermano, que vive tranquilo, que no molesta a nadie, que se parece a nosotros. Pero si todo el mundo y en especial, los que se supone que cuidan la humanidad y sus valores, nos dicen que esa es una gente horrible que mata de hambre a su pueblo, que no quieren que la gente decida, que lanzan perros a los estudiantes, alguno sentirá que es un deber “humanitario” intervenir. Esa es la razón de la aplicación de la Carta, manipular la opinión pública externa y lograr un conveniente descredito cuando Venezuela representa instancias de Derechos Humanos en la ONU y preside el Mercosur. Es esta la función de la Carta, dividir el mundo entre los buenos y los malos alumnos.

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Venezuela : clefs de la guerre non conventionnelle contre le Venezuela

Venezuela : clefs de la guerre non conventionnelle contre le Venezuela

Publié le 30 Mai 2016 par Bolivar Infos

Catégories : #Venezuela, #solidarité avec le Venezuela, #guerre non conventionnelle contre le Venezuela, #referendum révocatoire, #médias, #manipulations, #opposition vénézuélienne, #violences, #guerre économqiue au Venezuela

par Gustavo Borges Revilla. Directeur de misionverdad.com

Diego Sequera. Rédacteur en Chef de misionverdad.com

Le Venezuela est un pays qui en ce moment même est assiégé. Sur ce pays sont appliquées de nouvelles méthodes de Guerre Non Conventionnelle conçues dans les laboratoires des services de renseignement des Etats-Unis et d’autres pays puisants. Dans l’immédiat, l’objectif est de chasser le chavisme du pouvoir. Par la suite, effacer tout exemple de participation massive du peuple à la politique. Faire disparaître le chavisme en tant que proposition de civilisation et l’enterrer en tant que précédent dans la région et ancrage éthique d’autres mouvements mondiaux.

Les différentes méthodes utilisées pour détruire tout signe de stabilité et de force du chavisme au Venezuela passent par les agressions financières, culturelles, énergétiques, économiques, alimentaires, politiques, militaires et morales.

Comme je terminais ce document (20 mai), en une semaine se sont succédées 2 petites marches de l’opposition caractérisées par une faible participation et aussi par la mise en scène préméditée de foyers de « confrontation » face à une armée de caméras et de téléphones en liaison directe avec tous les médias des corporations mondiales (The New York Times, The Washington Post, The Wall Street Journal, Bloomberg, The Economist, CNN, Fox News, NBC, etc,).

La dernière de ces marches, mercredi 18 mai, s’est achevée par une tentative de lynchage par la technique du « swarming » contre une femme officier de la Police Nationale Bolivarienne par des provocateurs professionnels de guérilla urbaine, des étudiants abrutis et lumpen activo.

La même semaine, les grands médias les plus puissants de la planète (et 2 médias espagnols) ont augmenté leur harcèlement. Le regroupement des médias en cartels a unifié tous les arguments contre le Venezuela, ce qui indique indiscutablement l’entrée dans une nouvelle phase du processus de guerre non conventionnelle, de tenailles géopolitiques et de recherche de l’effondrement intérieur. Il y a eu 1 135 informations agressives de plus. Comme l’a dénoncé le Président, on met en évidence un saut qualitatif par rapport au modèle d’agression pré-existant. L’unique précédent d’un semblable harcèlement a été la Libye en 2011 et nous savons comment ça a fini.

Parallèlement, Álvaro Uribe demande une intervention militaire étrangère “qui protège l’opposition”, José María Aznar parle de la nécessité urgente d’un « changement de régime », Joe Biden, déclare que le Venezuela continue à commettre de « graves violations des droits de l’homme », Federica Mogherini parle de « restrictions des libertés civiles » et John Kerry, en totale coordination, avoue depuis Washington « soutenir la Charte Démocratique de l’OEA contre le Venezuela ». Tout cela en moins de 30 jours. L’escalade dans la guerre contre le Venezuela a atteint son accélération maximale.

Le Venezuela est victime d’un scénario qui combine tous les éléments des nouvelles guerres. Les modalités d’agression augmentent l’affaiblissement et le chaos intérieur de différentes façons.

1.La guerre économique, les agressions financières et la crise induite.

Ces 3 dernières années, le Venezuela a subi une falsification systématique de la vie économique, concertée entre différents agents et différents acteurs de l’environnement économique national et international. Les attaques de plus grande envergure ont brisé la dynamique économique intérieure en provoquant une détérioration massive de la qualité de la vie de la population.

Les procédures utilisées pour perturber l’activité économique au Venezuela partent d’une conception inédite à facteurs multiples, utilise des agents puissants et de petits commerçants pour former une chaîne puissante qui agit sur plusieurs fronts :

  • Détournement de marchandises et spéculation : De grands distributeurs détournement des produits de base vers le commerce illégal, de gros, de détail, vers des marchés de rues itinérants ou municipaux, des restaurants de luxe où les contrôles des prix ne sont pas effectués et la spéculation est supérieure à 2000%.
  • Simplification de la production de biens : Utilisation des matières premières subventionnées par les dollars de l’Etat vénézuélien pour produire des marchandises de plus grande taille, ce qui provoquera la pénurie et fera qu’il y aura moins d’unités produites qui pourront être achetées.
  • Accaparement : Garder des tonnes d’aliments et d’autres produits dans de grands hangars pour les vendre par des voies illégales à des prix exorbitants. Le but de la guerre économique contre le Venezuela est que les gens ne puissant pas acheter d’aliments.
  • Jeter et brûler des aliments : 4 000 kg de poulet en état de décomposition ont été jetés par l’une des plus importantes chaînes de commerces au Venezuela, Hipermercados Occidente. Dans d’autres zones du pays, la même chose se répète : des chefs d’entreprises et des distributeurs laissent pourrir la nourriture.
  • Bachaqueo: Mafias complices avec des distributeurs pour sortir de grandes quantités d’aliments des commerces pour ensuite les vendre à un prix 5 000 fois supérieur dans la rue, ce qui alimente l’inflation et empêche la population d’accéder à ces produits.
  • Fuite des capitaux et diminution des importations : Le patronat vénézuélien (regroupé dans des organisations comme Fedecámaras et Consecomercio, les 2 principaux cartels économiques du pays) possède 30 000 millions de dollars déposés dans des banques hors du Venezuela. La quantité même de devises qui sont entrées dans le pays pour la vente du pétrole dans toute l’année 2015. Ces capitaux qui ne sont pas entrés dans l’économie vénézuélienne paralysent et font stagner la production des secteurs prioritaires pour la consommation de la population.

La guerre économique utilise divers procédés pour organiser la pénurie de produits de base et faire augmenter leurs prix. Son but est de provoquer constamment des queues et que de moins en moins de Vénézuéliens accèdent aux aliments. Ils cherchent à provoquer la faim et le désespoir soit à cause des prix élevés des produits soit à cause des pénuries. Tout cela uniquement pour anéantir le soutien du peuple et la légitimité politique du président Nicolás Maduro en en rendant responsable la gestion du gouvernement.

  1. La guerre sur le territoire. Le para-militarisme, la guerre illégale et les bandes criminelles.

Ces dernières années, le Venezuela a vu se créer des formations privées et illégales d’hommes armés et entraînés dans des buts politiques et militaires clairs. Il s’agit d’une armée paramilitaire qui a pris de l’ampleur en même temps que la crise économique induite et qui cherche à devenir une seule armée standardisée en établissant des alliances avec des bandes criminelles qui sont nées au Venezuela suite au déplacement des organisations d’autodéfense colombiennes et du trafic de drogues dont les membres de la direction ont été ensemble en prison. Un schéma très similaire à celui qui a été développé il y a à peine quelques années en Syrie et en Irak avec les « armées libres » qui luttent contre « le régime » et qui contrôlent le territoire en tant qu’autorité souveraine qui se nourrit des canaux stratégiques de circulation de la rente et du capital. Au Venezuela, ces armées reçoivent le soutien semi-public et voilé d’acteurs financiers et d’agents d’états étrangers qui obéissent à un ordre du jour qui favorise, évidemment, les puissances étrangères et les corporations de l’énergie et du pétrole.

Ces nouvelles armées et ces bandes criminelles utilisent des mécanismes sophistiqués pour exécuter leurs actions sur le territoire. Ils possèdent une logistique technologique comme des drones et des appareils pour intercepter les appels et des appareils d’intervention. Elles ont établi des réseaux de renseignement sur le territoire occupé et hors de celui-ci en s’infiltrant dans le tissu social des populations les plus pauvres. Et toutes ont le même ennemi commun, c’est à dire un but politique partagé : l’Etat vénézuélien et les corps de sécurité.

Quelques semaines plus tard, les organismes se sont affrontés et ont neutralisé, à quelques jours d’intervalle, 2 chefs de méga-bandes criminelles qui ont décrit ce dont on vient de parler.

-Il s’agit, d’un côté de José Antonio Tovar Colina, alias El Picure qui agissait depuis une position géostratégique sur le territoire vénézuélien. A quelques kilomètres du centre exact du pays, dans l’état le plus central de tous (Guárico), du sud d’Aragua (Barbacoas) jusqu’au nord de Guárico (El Sombrero). Cette méga-bande se plaçait au point de passage vers n’importe quelle direction avec des voies de grande importance à proximité.

Les médias d’internet et les médias papier de toujours ont fait un mythe d’El Picure et lui ont toujours accordé, ainsi qu’à ses crimes, un traitement privilégié. Il a joui d’une représentation privilégiée déguisée sous l’archétype de Robin des Bois (chéri par son peuple qui reçoit les généreux présents dont il a exproprié le mauvais gouvernement sans rappeler ses massacres et ses assassinats). Ses talents ont été surévalués au point de le rendre intouchable, il a été hissé jusqu’à l’Assemblée Nationale par l’actuelle majorité parlementaire. Il est sorti en bande célébrer la victoire de l’opposition aux élections du 6 décembre 2015.

-Trois jours après la mort de Tovar Colina a été abattu Jamilton Andrés Suárez Ulloa, alias El Topo, près d’El Callao, dans la région minière du sud de l’état de Bolívar. El Topo, qui fut paramilitaire en Colombie dans sa jeunesse, fut le responsable direct d’un massacre perpétré contre un groupe de (17) mineurs dans cette zone. C’est un crime qui a bouleversé la nation et qui traîne avec lui un petit lot, mais lourd, de questions sur cette zone.

El Topo opérait sur un territoire stratégique au sud du Venezuela connu comme l’Arc Minier, une région de très importante richesse en minerais ouvertement convoitée par le courtage international. Et sa valeur stratégique est telle qu’aussi bien pour ses réserves que pour sa qualité à cause du kilatage des ressources en minerais, des experts envisagent la possibilité de faire un nouveau saut technologique à partir seulement de ce qui est déclaré jusqu’à présent comme existant sans être extrait de cette zone. Au delà de l’or, ce sont ce qu’on appelle les « minerais rares » (thorium, nobio, vanadium, coltan, –colombo et tantale etc…) et dans le cas particulier des gisements de diamants. Comme on le voit, autour de ces bandes criminelles rayonnent la géopolitique et l’intérêt déclaré et obscur pour le gestion directe des ressources très sensibles et d’intérêt global.

Si quelque chose rend clair le dossier Topo et le dossier Picure, c’est l’installation d’une avant-garde, d’un bras armé de l’ordre du jour néo-libéral dans sa tactique – et appliqué à d’autres pays – de terre brûlée. « Derrière les paramilitaires déplaçant les paysans, arrivent les transnationales de la palme africaine », signalait le commandant paramilitaire colombien Jorge Iván Laverde alias El Iguano (L’iguane) dans un récit de la triste histoire de la guerre colombienne.

La réponse de l’Etat à ces nouveaux mécanismes hybrides d’armées paramilitaires a été l’Opération de Libération et de Protection du Peuple (OLP). Ses résultats ont été démontrés (tous les jours, des dirigeants tombent et des bandes sont démantelées) et actuellement, cette opération subit une forte et coûteuse campagne de discrédit, de criminalisation qui engraisse le faux dossier de l’Etat qui a échoué alors que précisément, il s’agit d’une opération qui renverse ces facteurs. Tout cela vient de médias et d’ONG financés par des organismes étrangers et des entités du Département d’Etat des Etats-Unis. La souveraineté du Venezuela est criminalisée.

  1. La guerre médiatique, la propagande et les faux récits

1.315 notes négatives ont été écrites sur le Venezuela pendant ces 3 derniers mois seulement à Bogotá, Madrid et Miami. Des médias corporatifs de grande influence mondiale et régionale ont déployé une campagne féroce pour mobiliser l’opinion publique mondiale en faveur d’une intervention internationale au Venezuela. Des conglomérats de médias corporatifs super puissants comme The New York Times, The Washington Post, The Wall Street Journal, Bloomberg, The Economist sont à l’origine des agressions systématiques contre le Venezuela, partant de là et reproduites à l’unisson par les autres médias d’Europe et d’Amérique Latine.

« Le Venezuela est la réponse à ce qui arriverait si un cartel de drogues économiquement analphabète prenait en charge un pays » écrivait le 19 mai de cette année Matt O’Brien, responsable de l’ Amérique Latine au journal nord-américain The Washington Post, dans son dernier article. (Venezuela is on the brink of a complete economic collapse). L’opinion de ce journaliste et de dizaines de ses collègues soutiennent leurs sentences avec des indices du fonds Monétaire International et d’autres organismes qui dépendent de lobbys politiques et financiers qui ont un grand intérêt au changement de régime ou au coup d’Etat au Venezuela, un pays qui possède les réserves de pétrole lourd et extra-lourd les plus importantes du monde et – je l’ai déjà dit – des réserves innombrables de minerais comme l’or et ce qu’on appelle les « minerais rares ».

Du côté de l’Europe, deux grands médias dirigent la fabrication des arguments, des faux récits, de la manipulation, medias verdades, de la désinformation et des calomnies contre le Venezuela : El País ( propiété de BNP Paribas, Bank of America et Deutsche Bank) et ABC (propriété des banques BBVA, Santander et Lazard). Le pic le plus haut d’infofrénia et de démence communicationnelle contre le Venezuela a été le 19 mai, jour où 74 informations dans les médias papier et digitaux les plus importants ont été publiées.

Et à ce niveau, la forme passe au second plan et on officialise (une fois de plus) l’utilisation systématique contre le Venezuela du principe de Renouvellement de Goebbels: « Il faut diffuser constamment de nouvelles informations et de nouveaux arguments à un tel rythme que, quand l’adversaire répond, le public s’intéresse déjà à autre chose. Les réponses de l’adversaire ne doivent jamais pouvoir arrêter le niveau croissant des accusations ».

A l’intérieur, les médias traditionnels (El Nacional, 2001, Globovisión, etc.) et les nouveaux médias digitaux justifient quotidiennement le récit venu de l’étranger qui sert de plaque tournante aux groupes radicaux mobilisés et aux déclarations retentissantes des leaders médiocres des partis d’opposition.

Le but est que la population change de perception et le contrôle de l’esprit pour déplacer la responsabilité de la crise vers le gouvernement. Même si ces derniers mois, le récit s’est déplacé vers des audiencias extérieures pour légitimer des actions internationales en installant 3 récits répétés jusqu’à l’indigestion dans le pays et à l’étranger : « Crise humanitaire », « Etat qui a échoué », « Intervention internationale ».

La criminalisation des corps de l’Armée et de la sécurité de l’Etat est une tâche essentielle du groupe de médias vénézuéliens liés à des secteurs du patronat très puissants.

Le contrôle permanent des dégâts que les journalistes et les médias offrent à des secteurs du para-militarisme et aux bandes criminelles représente aussi quelque chose d’inédit au Venezuela. Ils protègent et transforment en mythe l’image de leaders criminels notoires, recherchés au Venezuela et par Interpol. El Picure, au moment où il a été abattu après des années de travail de renseignement, a eu un traitement privilégié sur internet et sur les réseaux sociaux des principaux médias qui ont fait une triste tentative pour minimiser les avancées efficaces des corps de sécurité de l’Etat face à ces structures criminelles et paramilitaires.

En plaçant des mots clefs stratégiques sur les réseaux sociaux et dans les premières pages des journaux comme « assassiné », ils ont mis en évidence la relation d’intérêt entre eux (les médias) et les bandes. Le but – pas tellement caché – passe par le fait d’étiqueter les corps de sécurité de l’Etat comme criminels et « assassins » pour grossir encore plus le faible schéma des violations des droits de l’homme. En effaçant ou en essayant d’effacer les éléments qui mettent en évidence (avec une évidence insupportable) l’état de guerre totale dans lequel se trouve le Venezuela. A n’importe quel prix, El Picure doit passer pour une victime même alors qu’il combattait avec des fusils, des grenades, des pistolets.

Faire de l’assassin une victime et porter atteinte à la souveraineté et à la sécurité de la nation clôt le cercle des complicités évidentes entre les médias vénézuéliens, les nouvelles bandes criminelles et paramilitaires et les hommes politiques de l’opposition. Tous concentrés sur le même but : déloger le chavisme du pouvoir par n’importe quel moyen.

  1. La guerre non conventionnelles : « sentiment commun » et anti-politique « constitutionnelle »

Avec les nouvelles guerres, les conspirations, les complots obscurs des pouvoirs mondiaux, il arrive la même chose qu’avec une bactérie : tu peux croire qu’ils n’existent pas parce que tu ne « les vois pas » et cependant, ils feront leur travail et ses effets se verront. Le scepticisme aussi est un produit de l’industrie.

Les guerres d’aujourd’hui vont au-delà de tout le modèle conceptuel qui les définit en tant que telles pour s’aggraver dans les aspects qui, conventionnellement, pourraient être considérés comme « non militaires » en accaparant et en attaquant tous les cycles de l’activité de la société vénézuélienne depuis la panne de l’économie en passant par la création d’une névrose médiatique, l’installation permanente de phobie et de rejet du politique et de la politique, le profond épuisement de la vie quotidienne imposant des queues pour faire ses achats d’aliments et de médicaments. Tout cela définit parfaitement un cycle de déstabilisation et d’essais de nouvelles méthodes pour fondre depuis l’extérieur sur tout un pays.

La guerre non conventionnelle qui se met en place aujourd’hui même contre le Venezuela a pour objectif primaire le psychique, le physique, l’économique et le bien-être, c’est pourquoi ils réalisent de multiples actions de sabotage des services de base et fondamentaux (système électrique et eau) en plus de la para-militarisation de la pègre. Tout cela ensemble installe par la force l’état qui a échoué dont parlent parallèlement ou ensuite les médias.

Moises Naim intitule un de ses articles écrit pour El Nacional le 15 mai 2016 « Venezuela : comment vivre dans un Etat qui a échoué ? »

Le Décret d’Obama et la proposition de Loi d’Amnistie et de Réconciliation Nationale de l’opposition à l’Assemblée Nationale projettent le même récit sous des angles différents en employant comme sources « d’information » les ONG habituelles qui, par de multiples manipulations, confirment l’image du Venezuela comme la nouvelle Serbie, comme la nouvelle Somalie, le nouvel Afghanistan, le nouvel Irak, la nouvelle Libye, la nouvelle Syrie.

Le Décret d’Obama couronne la version de l’occident qui donne son aval à la version de l’Etat paria-totalitaire-qui a échoué tandis que la Loi d’Amnistie cherche à nier et à annuler les responsabilités historiques concernant les crimes indiscutablement politiques du passé en commençant par le cycle de l’insurrection du 12 février 2014 qui est, précisément, le point de départ du Décret d’Obama.

Dans une dépêche interne de la CIA de 1967, on signale la nécessité d’étiqueter comme « théoriciens de la conspiration » pour les discréditer ceux qui dénoncent un certain nombre de choses qui effectivement, se rapprochent de faits de cet ordre.

Sur ce point, si on nie tout sans concéder un minimum de possibilités, cela obéit à 3 raisons : ou c’est l’aveuglement que produit le dogme politique et idéologique ou on participe consciemment au processus de déstabilisation ou on est suffisamment ignorant et endormi par les mécanismes d’aliénation sous toutes leurs formes.

  1. Que faire ? Vérité et méthode contre le coup d’Etat accéléré et en marche

Après avoir décrit totalement comment on a configuré l’opération géopolitique semi-secrète la plus étendue de la mémoire de la région (et probablement du monde) contre le Venezuela chaviste, on peut en tirer quelques conclusions bien venues qui fonctionnent comme des tips pour l’action. A savoir :

  • Risque, méthode et capacité d’imagination. Les nouvelles méthodes employées contre des pays souverains par l’application des principes de la guerre non conventionnelle ont dépassé pour toujours les antidotes et les mécanismes traditionnels obsolètes des opérations similaires du passé. Le journalistique, l’académique, le dogmatique et le traditionnel sont passés directement dans l’histoire sans recyclage. On a besoin aujourd’hui de nouveaux niveaux d’audace qui rendent indéchiffrable la confrontation avec les super-pouvoirs des corporations. L’investigation par des sources ouvertes, la surestimation politique de ce qui semble sans importance, la capacité d’unir ce qui semble sans rapport et le risque de nommer ce qu’en temps de paix, certains pourraient taxer de théorie de la conspiration en constitue le premier pas. Parce que ces guerres sont des guerres qui ont pour cible centrale la population civile et, par conséquent, c’est l’affaire de tous.
  • Réception et résistance. Tout fait politique, d’information tout message de la rue, toute réalisation linguistique, toute réalité qui devient citation une fois dite provient d’un locuteur conditionné. En tant que méthode efficace, lire tout et recevoir le contenu des grands médias sans aucun intermédiaire pour ensuite les démonter de façon critique. Et comme point de départ critique pour les démonter, Mision Verdad a presque 4 ans d’analyse ininterrompue.
  • « Follow the money ». La lutte des classes ne s’arrête jamais. En unissant les points communs entre les acteurs politiques et le capital financier local et mondial, on développe une carte de relations qui signe très clairement les intérêts, les buts et les alliances du pouvoir contre le Venezuela et dans le reste du monde.
  • Le Venezuela et Globalistán. Prémisse clef : comme la Syrie est le monde, le Venezuela l’est aussi. Que les conséquences de 3 ans de siège médiatique ne soient pas aussi visibles ne rend pas moins vrai le fait que si le Venezuela tombe, vous tomberez immédiatement et la contre-révolution oligarchique aura presque gagné.
  • Solidarité réelle, active et honnête. Les actes symboliques et les manifestations de rue ne servent à rien si leur contenu n’est pas en accord absolu avec ce qui se passe au Venezuela et vice-versa. La première ligne d’action de solidarité concerne strictement le domaine de la communication et doit être disciplinairement en accord pour arrêter les véritables effets du récit unique de l’ennemi.
  • La donnée correspondante. Ce n’est pas un hasard si cet été, on voit une escalade inédite en Syrie, on choisit ce moment pour exécuter le coup d’Etat final au Venezuela et si l’Ukraine est définitivement fragmentée. Ce sont les 3 principaux mouvements que réalisera le labyrinthe de l’empire dans sa situation électorale inédite.
  • Idée préconçue. Les lignes idéologiques non seulement ont été bouleversées mais elle sont été fracturées jusqu’à ce qu’elles deviennent un instrument qui agit contre les gouvernements populaires et les démocraties radicales. On se méfie du discours académique comme s’il s’agissait d’Hillary Clinton.

Tournée par Espagne, France, Allemagne, Belgique
23 mai au 8 juin 2016
Traduction de l’espagnol: Françoise Lopez
De l’Association SOLIDARITE BOLIVARIENNE

Source en espagnol: Mision Verdad

URL de cet article:

http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/05/venezuela-clefs-de-la-guerre-non-conventionnelle-contre-le-venezuela.html

 

30M: Invocando la Carta OEA contra Venezuela

Dice la Carta Democrática Interamericana[1] “la democracia representativa es la base del Estado de Derecho[2]  y es uno de sus elementos esenciales “la celebración de elecciones periódicas[3]. Por lo cual recuerda con claridad que en aquella forma de gobierno, el votante se convoca a lo más, así, de algún tiempo a otro donde entrega la administración, la orientación y el gobierno a otros que tan sólo están sometidos a un control político, usualmente parlamentario.

La democracia representativa no conoce de la participación directa y menos permanente, considerada una pesada responsabilidad de la que hay que eximir a los pueblos, prefiriéndose las ejecuciones de los técnicos. Sencillamente porque la politización permanente y de todos no se corresponde con la ideología liberal que definió esta forma de gobierno. Curioso –o no- que a este modelo político, aún mas desde los escenarios internacionales, le incomode más la democracia participativa que la monarquía o el colonialismo con los cuales gustosamente convive.

Pero volvamos a lo nuestro, en Venezuela hay elecciones periódicas, generales, universales y directas. Las mismas que llevaron a Nicolás Maduro a la Presidencia de la República en el año 2013 y a la oposición de manera mayoritaria al Parlamento. Es en adición a esto que existen otras formulas que tan sólo se consagran en el nuevo constitucionalismo latinoamericano como la posibilidad de que antes del vencimiento y con cumplimiento de los extremos legales, se realice una consulta a la población sobre su voluntad sobre que un ciudadano electo para un período constitucional en un cargo de elección sea separado del mismo antes de la fecha en la que de ordinario, debía terminar y esto ha pasado antes en el país, exactamente 17 veces.

Ahora, que vivimos en tiempos donde la democracia no es sólo que “voten los más” sino una estructura legal donde ha de haber derechos y seguridad jurídica es tan indispensable como la participación, la soberanía. Esa, que en nuestro país reside intransferiblemente en los venezolanos y venezolanas y que justifica la defensa de la Patria y el dominio de la potestad de imperio para el Estado, garante del bien o interés general.

Por lo cual, desde aquel mito del contrato social ha de someter a quienes aquí habitan a tiempos, formas y prohibiciones. Este es el verdadero debate actual, la permanencia, la renuncia o la pérdida de la soberanía por la imposición extranjera o, por la pérdida de las cualidades de imperio sobre los ciudadanos, omitiendo la ley ante las presiones de grupos que, herederos de la sociedad mantuana se niegan a que sean las masas las que decidan el destino del país.

Para la OEA, o al menos lo que declaraba en septiembre de 2001, en un texto que estaba vigente cuando en el país se produjo el Golpe de Estado sin jamás haber sido invocado, son los gobiernos de los Estados miembros los que en virtud del artículo 17 cuando consideran que está en riesgo “su proceso político institucional democrático o su legítimo ejercicio del Poder” los que pueden solicitar asistencia para “el fortalecimiento y preservación de la institucionalidad democrática”.

El Gobierno es el Ejecutivo y esto es así en todos los sistemas presidencialistas donde el Primer Dignatario nacional ejerce la función de Jefe de Estado y Jefe de Gobierno como ha sido en Venezuela desde la primera Constitución. Es él quien ha de solicitar al Secretario General de la OEA la aplicación de la Carta Democrática Interamericana, o, al que de conformidad con el artículo 18 debe requerirse su consentimiento para visitar, opinar y actuar en el territorio del país miembro de la OEA.

Esta regla general conoce una sola excepción que es la que invoca en el presente el Secretario General Luis Almagro, contenida en el artículo 20 que le permite a este funcionario hemisférico convocar al Consejo Permanente de la Organización donde podría decidirse la adopción de “medidas diplomáticas necesarias, incluidos los buenos oficios, para promover la normalización de la institucionalidad democrática”.

Si el término “medidas diplomáticas” resulta vago, en principio refiere que no pueden adoptarse medidas coactivas, en especial de agresión o de fuerza aunque en el pasado se han venido implementando sanciones económicas aparejadas con ellas. Ahora no es al Secretario General, en ninguno de los supuestos al que le toca ni decidir ni aplicar, su rol se agota a solicitar, esta vez en primer lugar al Consejo Permanente de la OEA que, de conformidad con la Carta de la organización, es un órgano de la Asamblea General compuesto por un representante de cada Estado nombrado por su Gobierno.

En este foro habría de darse un primer debate que puede que no cierre en ningún  acuerdo favorable para aplicar “medidas diplomáticas” contra el país. Por lo cual, hay que apurar la marcha para asegurar, entre otros, el voto de Brasil. Si esto fuera así, de conformidad con el artículo 21 hay que convocar a la Asamblea General que, de lograr la mayoría necesaria podría suspender del ejercicio de participación en la OEA al país sentado en el banquillo.

Una situación como esta ocurrió el 4 de julio de 2009, cuando Honduras fue suspendida luego del Golpe de Estado consumado contra Manuel Zelaya y se mantuvo en este estado hasta que se aprobó una resolución retornándole su condición de miembro activo el 11 de junio de 2011. Cuando se aplicó, se acompañó la medida para la nación centroamericana con algunas sanciones económicas como formas de presión.

Otro caso que pese a ser similar guarda sus diferencias fue el de Cuba, que no fue suspendida sino abiertamente expulsada tras un gran lobby norteamericano en la Octava Cumbre de Punta del Este que tuvo lugar en enero de 1962.

Cerremos pues en Venezuela, a la que se le busca aplicar a un gobierno en ejercicio desde hace más de dos años constituido tras una elección libre y democrática, una Carta para “mantener el hilo democrático” en base a que se ha respetado el Estado de Derecho para displicencia de algunos que exigen el reconocimiento de un derecho que no forma parte del derecho interamericano y mucho menos de esta Carta. Por ello, una vez más la batalla es de Independencia o nada.

[1] Aprobada en la primera sesión plenaria,

celebrada el 11 de septiembre de 2001

[2] Artículo 2

[3] Artículo 3

¿Puede ponerse una duración máxima a los juicios?

arte_contemporanea_029El tiempo. Ese recurso que los hombres no logramos amarrar, ese regalo del amor, ese que no se recupera después, que marca nuestros cuerpos, daña nuestros carros, anuncia terribles movimientos de estrellas y nubes es una constante que siempre ha sido igual o más difícil para el Derecho que para la física. Dueños del arte de hacer imposible lo difícil, abogados y abogadas en ejercicio conocen la alquimia de hacer que lo lento se convierta en eterno. Así, una pelea de una herencia, de la propiedad accionaria de la compañía tal o cual, pueden convertirse en la historia del nunca jamás –y pobre de aquél que temprano no aprenda que más vale un mal acuerdo que un buen pleito-. La verdad, más allá de leguleyos irresponsables, zamuros de tribunales y jueces que dejan mucho que desear, la relación “derecho/tiempo” hay que empezarla a replantear.

¿Quién la planteará? A la filosofía jurídica su eterno conflicto de cuándo nace o muere una ley y al legislador el deber de ubicarse y pronunciarse frente a los procedimientos eternos que incluso tienen el mal gusto de llamarse “breves” “abreviados” “de urgencia” y toda una lista de apelativos al desconcierto.

¿Puede existir un tiempo máximo? ¿Cómo se conciliaría con el derecho a la defensa? La pregunta es compleja pero lo que duran y cuestan los juicios son, pese a la existencia de defensorías y acusaciones públicas, una herencia de una sociedad casi feudal, sin duda poco democrática.

Este es un trabajo que han olvidado los juristas, como científicos del Derecho y dueños de una responsabilidad que asumir que es la sociedad, en sus más pequeños individuos, quien goza – o sufre- aquella lapidaria idea que sea el proceso judicial o administrativo la vía para la justicia.

Voy

Me voy.

Me escondo del Tribunal y del telediario.

Me canso de las amigas y sus quimeras,

Me reencuentro con mi alma en vientre,

En palabra y en trapos.

 

Me voy.

Los últimos eventos me han halado

Me han desgarrado un pie contra las piedras

Me han tumbado bajo las olas.

 

El mar

No me ha sido un consuelo

El amar

No lo recuerdo, lo siento.

 

Me voy.

No volveré a estas artes

De disimular ojeras

De esconder trifulcas.

 

Me voy.

No insistas.

Ya no estoy.

El poder de todos

periecos-5Erigida como la mejor forma de gobierno, la democracia es un concepto que se asemeja más a un mito que a una realidad para los pueblos. Puesto que, esta manera de ejercer el poder en una sociedad se asume la única capaz de involucrar a todos o a las mayorías a la esfera pública, dándoles dotes de dueños de su propio destino individual y colectivo. La idea que todos sean titulares del poder político es sin duda la única que podemos entender como derivada de la justicia, pero es precisamente la conformación del “todos” y su existencia como seres políticos capaces, de escoger, de planificar y de controlar en permanencia la que nos hace dudar qué en todos los foros y tiempos se defienda con el  mismo título, el mismo contenido.

 

Desde aquella idea en Atenas donde las personas llamadas a participar entraban al amplio debate de la res  publica (cosa de todos) existían categorías de excluidos cuya condición, distinta a la de quienes gozaban plenamente de las responsabilidades políticas, les impedía de intervenir. Siglos después y tras largos períodos caracterizados por monarquías y aristocracias, la democracia reaparece en la escena pública, con nuevos actores y conceptos que se mimetizan en ella.

Uno de estos, es sin duda el de la libertad de empresa, que se corresponde con aquellos individuos dotados del patrimonio y libertad suficiente como para poder tener negocios; siendo estos en muchas ocasiones los únicos capaces de obtener la condición de ciudadanos plenos. En este estadio, la democracia es un sistema en el que el poder, ejercido en principio por  todos, conoce de una limitación, pues para participar de él hay que tener una determinada cualidad nacional, económica, cívica e incluso de género. El siglo XX, fue un tiempo vital para desdibujar algunos de estos impedimentos y reivindicar el derecho a participar de los excluidos.

Indígenas, afros, mujeres, analfabetas,…, todos deben al siglo XX el derecho a elegir, erigido como el universal núcleo de la democracia y hasta allí, la cosa resulta casi un automatismo en todo el mundo occidental. Ese derecho constituye la posibilidad de acudir a una selección de representantes que ejercen, tanto en funciones ejecutivas como parlamentarias, un poder que se deriva de una voluntad que los señala.

La manera en la que se elige, ella, no es objeto de uniformidad. Al voto directo, universal y secreto no han podido aspirar, al menos para sus primeras legislaturas, un número importante de ciudadanos y ciudadanas, que lo ven, como en Estados Unidos sometido a los pesados y arcaicos sistemas de selección de los electores, que son los que en definitiva, pueden escoger a los representantes.

mafalda_democracia1Pero este siglo XX también dotó de unas características a la democracia que la fueron dibujando como un sistema muy cómodo a algunos de quienes conforman ese todo, que se supone no es tan sólo mandado sino principalmente mandante; pues se fue presentando como un concepto homónimo de la libertad de prensa y de mercado.

La primera, la de prensa, no es sino una manifestación de la segunda que se mantiene mediante la creación de una cosmovisión individualista que sugiere la responsabilidad personal en el desarrollo, y, la eliminación del Estado de todas las actividades prestacionales que reduzcan las brechas de exclusión y desigualdad.

Sin embargo, es posible que para algún pueblo o muchos de ellos, la democracia tenga más que ver con la cantidad de platos de comida que se dan en las escuelas que con las condiciones de competencia de los escasos grupos mundiales que pueden decidir por encima de los Estados. Puede también que se redimensione la idea de la “capacidad de elegir”; que pase de ser el único elemento a uno de ellos y que el núcleo se ponga sobre la participación en, y, el control sobre la gestión pública.

Ese concepto de democracia, que tiene una década o más surgiendo en los nuevos constitucionalismos pone sobre la mesa la duda y la ofensa. La duda que aquella aspiración de libertad pueda ser encuadrada en el concepto sin sustento de la democracia y la ofensa de los sectores que entienden que la estructura social no es tan sólo producto de la división social del trabajo y de los medios de riqueza sino sobre todo una pirámide de obediencias, donde la política y el estatus social, son en definitiva, sinónimos.

La nueva democracia significa obligatoriamente una nueva relación con la prensa. Primero porque en el concepto clásico y pausado, que se erigió la prensa es tan sólo una práctica de empresa y segundo, porque tan sólo llega al demos como producto. Serge Halimi habla brillantemente sobre el tema, señalando con el dedo que estos perros guardianes no actúan a favor de la ciudadanía y contra el sistema; sino, dibujando en la ciudadanía cuál es el sistema; quienes son buenos y quienes son malos.

La prensa verá presos sus prejuicios y dogmas en una sociedad que decida ponerle más atención a ser que a ver; y que quiera no que le muestren sino que la muestren. Por ello, destruir la capacidad de la gente de verse es una premisa fundamental de la Restauración. La gente, ha de mostrarse con los estereotipos de toda la vida, y, los saberes han de ser los mismos conceptos importados de siempre. Lo contrario, es una muestra clara que un espíritu malvado ha intervenido en los cimientos de la equivalencia de democracia y mercado.

Pero los medios pueden ser tan sólo la punta de la lanza; hay que destruir la capacidad demostrada de la gente para la democracia directa. Las personas han de ser apartadas progresivamente del proceso de construcción colectiva, lo que requiere que cada quien tenga más problemas y menos tiempo. Así, cerradas sobre su propio eje, el instinto reptil hará que importe menos si la democracia se parece más a Atenas o a la Cueva de Altamira. El asunto político, la res publica, se verá necesariamente diluido y sus personajes más desconectados del quehacer cotidiano de la gente.

El presente, marcado por el rugir de quiénes con el epíteto de democracia instauraron pequeñas sociedades que mantuvieron la desigualdad como sistema de vida, apuesta con la restauración de un sistema político al que activa y plenamente tan sólo acudan algunos quienes sueñan un acontecer en el que se encuentren desprovistos del pesado deber de reconocer, escuchar y obedecer a clases sociales que estiman subalternas, para las cuales se destina un lento colapso de la institucionalidad y comunicación colectiva frente a la opresión y sobrecarga derivadas de complicar excesivamente las labores más cotidianas.

La democracia, entonces, como concepto se encuentra maniatada por los símbolos y los nuevos escenarios. Mucho daño ha hecho la fantasía de participación que presentan los TIC a la capacidad de empoderamiento real; no tan sólo por la inexistencia de grandes sectores, por su edad o condición socioeconómica sino por la construcción de contenidos sin ningún continente.

¿Será qué de pronto avanzamos a una posmodernidad de las categorías sociales, o, qué las formas de gobierno deben reaccionar a estas hegemonías homogenizadoras desde su propia esencia? Diversas en todo, las Naciones se encuentran sometidas a procesos de despolitización real y de paliativos de la participación; un mismo manual que devuelve la atención a qué los problemas del poder son los de los otros y no los de nosotros; las soluciones de los pueblos son las de los gobiernos, incapaces por naturaleza, asesorados en consecuencia.

Quizás enfocados desde esta perspectiva, todos los fenómenos que nos han sido impuestos como continente resulten más coherentes, destinados a deshacer la ventana de empoderamiento a gran escala que significó el proceso latinoamericano. Así, el complejo fenómeno de boicot a nuestra economía tendría que ser visibilizado como una estrategia de manipulación de clases sin precedentes, en la cual, se construyó una desconexión de quienes tienen mismas realidades socioeconómicas y se utilizaron los débiles jurídicos, protegidos por el derecho y protagonistas de esta nueva democracia, para autodestruirse.

Un proceso de caotización sería entonces dirigido a convertirse en una guerra fratricida frente a la cual las respuestas del Estado serían todas fáciles de señalar como la contravención de los valores más importantes que fundaron la nueva democracia: protección del desamparado, liberación del oprimido, participación de los excluidos, y, finalmente invitarían a soluciones militares que necesariamente irían contra grupos sociales protegidos. Es quizás esa una de las mayores trampas que fueron diseñadas. Una, en la que se intenta imponer la idea qué no hay nada qué perder, o, que la restauración no significaría el desempoderamiento absoluto y una radical pauperización.

El gobierno de todos requiere la acción política permanente, acompañada de medios, de TIC y de esperanzas; lo contrario es un proceso de agudización de la sociedad colonial, donde, dibujadas sobre personajes que se presenten universales se arrebata la noción local y la identidad propia y se arranca a la democracia, su esencia más concreta, que es la de la soberanía. Es esta ahora la nueva frontera de la derecha convertir la  democracia en el discurso que avale acciones contrarias a las decisiones de las mayorías, valiéndose para ello de instrumentos que, desconociendo la supremacía del Estado, la igualdad de las naciones y la supletoriedad de los foros internacionales quieren empujar salidas que solamente puede tomar la gente. Dígase lo anterior para Venezuela, guárdese el paralelismo para Brasil.

Las estrategias que se diseñen para resistir han de despertar los sentimientos políticos más innatos y evitar a toda costa que lo público se vuelva un espectáculo de luces y sombras; policías y villanos; corruptos y salvadores. La democracia requiere el pueblo en actividad pública y en plan de vida, la Revolución requiere desenmarañar las prácticas y retomar sus conceptos, tanto el de Patria, como el de ciudadanía.